Petits ou gros insectes, il y en a pour tous les gouts

Posté le 8 février 2012 dans Blog, Entomophagie | Ajouter un commentaire


Ce qu’il y a de bien chez les insectes comestibles, c’est que vous trouverez des insectes de toutes les tailles. De la fourmi de quelques millimètres au criquet d’une dizaine de centimètres, toutes les tailles sont à disposition pour se faire plaisir à l’occasion d’un encas léger en apéritif ou d’un repas plus copieux. Et puis il y a les inclassables, souvent réservés à l’entomophage confirmé ou au débutant affamé.
Punaise d’eau géante, larve géante de coléoptères ou scorpions (arachnides), tous ont la particularité de ne pas se croquer en un coup ou de se retrouver ingrédient parmi d’autres dans un plat. Ils sont à eux seuls le plat et l’objet de toutes les attentions lors de dégustations. Ces espèces sont déjà couramment consommées en Afrique et en Asie. Tous les touristes qui se sont retrouvés sur des marchés d’insectes gardent en mémoire ces espèces qui attirent le regard malgré la profusion d’insectes disponibles.
Nature (la punaise d’eau est réputée pour avoir un gout de gorgonzola), salé ou sucré, ce sera à vous de décider comment vous appréhenderez ces insectes pas comme les autres !

Tuer ou manger les insectes, des agriculteurs Mexicains ont fait leur choix

Posté le 24 janvier 2012 dans Blog, Entomophagie | Ajouter un commentaire


Il y a parfois des évidences qui s’imposent après coup à tel point qu’on se demande pourquoi on n’y a pas pensé avant. C’est ce qu’ont du se dire ces producteurs de grain de luzerne et de mais de la vallée du Puebla-Tlaxcala au Mexique. Le début de l’histoire est hélas classique. Les champs sont attaqués par des nuées de sauterelles affamées qui se régalent des cultures au grand damne des producteurs qui ne comptent pas laisser leur source de revenus à la merci de ces visiteurs non désirés. La solution est claire : asperger les cultures d’insecticides et en finir provisoirement avec ce problème, même si ces insecticides ne sont pas néfastes seulement pour les insectes. Répandus sans protection, ils causent des problèmes respiratoires et de fertilité chez les agriculteurs et leurs familles. Enfin, de nombreux résidus se retrouvent dans les rivières et les lacs causant la mort de nombreux poissons.

L’histoire pourrait s’arrêter là sauf que les agriculteurs ont petit à petit stoppé l’utilisation des insecticides au profit du ramassage des sauterelles et de leur commercialisation. Résultats triplement bénéfiques pour les producteurs concernés. Les pesticides ont disparus des champs. Les sauterelles ne détruisent plus les cultures qui peuvent maintenant pousser en paix. Enfin, les paysans ne perdent plus d’argent à acheter des pesticides nocifs mais en gagnent. Les sauterelles récoltées par une main d’œuvre embauchée à cet effet sont revendues et engrangeraient des revenus annuels d’environ 3000 dollars par famille.
Créatrice d’emploi et de richesse, bénéfique pour l’environnement, ce changement d’approche dans la lutte contre un insecte nuisible est un exemple concret et réussi de développement durable grâce à l’entomophagie.

Il fallait juste y penser.

Zoom sur l’entomophagie

Posté le 11 janvier 2012 dans Blog, Entomophagie | Ajouter un commentaire

Souvent restreint à des sites ou blogs spécialisés, l’entomophagie est depuis plus d’un an sous les feux des projecteurs: Presses nationales, internationales et télévisions ont toutes fait écho de cette pratique peu familière des Européens. La raison de ce coup de projecteur? Elles sont en fait multiples.

En premier lieu, la parution par une équipe de recherche Néerlandaise d’un article dans un journal scientifique internationale PlosOne qui a attiré l’attention de tous les médias. Cette étude démontre que la production de protéines animales via l’élevage d’insectes était beaucoup moins polluante que celles issues des élevages traditionnels (ovins, bovins). The Guardian, The International Business Times, The Telegraph à l’étranger, l’Express, France5 en France ont tous relayé cette information, qui dans le contexte environnemental actuel prend une dimension politique et sociale qu’elle n’avait jamais atteinte auparavant en Europe.

Deuxième élément, l’Union Européenne a décidé d’allouer en 2011 un budget de 3 millions d’euros aux équipes de recherche pour démontrer scientifiquement toutes les qualités nutritives qu’on prête aux insectes. Une des questions à laquelle devront répondre les scientifiques est simple mais cruciale pour l’avenir des élevages traditionnels: les insectes peuvent-ils constituer une source alternative de protéines animales ?

La machine est donc en marche pour permettre à l’entomophagie de disposer d’une légitimité sur le terrain législatif en Europe. Reste maintenant à éduquer les gens et faire évoluer les mentalités concernant les insectes pour que cette légitimité se retrouve aussi dans l’assiette.